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Le p'tit résumé !
Beaucoup d'espérance animait les esprits saint-joryens au moment d'aborder ce déplacement à Pibrac pour y affronter le Girou III. Tout d'abord, les saint-joryens restaient sur une mini-série de deux matches sans défaite, ce n'est pas follichon certes, mais en ces temps de vaches maigres on s'accroche aux moindres petites branches pour accumuler de la confiance.
Ensuite, cette rencontre était à ranger dans la colonne "abordable" puisque l'adversaire, le Girou III n'est dans une spirale beaucoup plus positive puisque même si on ne tenait pas compte de ses 4 points de pénalité, il est toujours derrière l'ESE au classement.
Enfin, Coach Mouret disposait pour ce dernier rendez-vous de l'année 2018 d'un panel de joueurs étoffé, car hormis l'absence de Teiki Charbonneau, blessé jusqu'en fin de saison, il pouvait composer un groupe compétitif avec notamment la première apparition de Mickaël François dans le groupe.
Il devait néanmoins se passer de Benoit Le Lay, Romain Marconnet ou Jérémie Despons alors que Jordan Birabet n'avait pas été retenu. Par ailleurs, le terrain neutre, celui en plastique de Pibrac, devait représenter une épine de plus pour le Girou III qui est ainsi contraint de jouer ses matches à domicile à l'extérieur.

Et ce terrain, court et étroit, incite Coach Mouret à débuter la rencontre dans 442 en losange en lieu et place du traditionnel 4231, au sein duquel le banc prend les allures de celui du Paris Saint-Germain puisqu'on y retrouve Brice Bougel, Yohann Lancien et Ludovic Combettes !
Sous une pluie qui ne s'arrêtera pas de tout le match, les Rougébleus démarrent la partie en confiance même si d'entrée, Laurent Buzeau traine la patte après un gros dégagement au pied, lui qui est gêné par une pointe à la cuisse depuis le mardi.
Il tiendra néanmoins sa place avec brio, assurant ses prises de balle sans sourciller et donnant beaucoup de la voix pour placer et encourager les siens.
La lutte au milieu de terrain est âpre, le ballon fuse et change assez rapidement de camps, notamment en raison de la surface en plastique sur laquelle les deux équipes n'ont pas l'habitude d'évoluer.
Du côté du Girou III, la technique est des plus simplistes et s'appuie essentiellement sur le gros dégagement de son gardien pour porter le danger dans la moitié de terrain Rougébleue. Sur ce terrain assez court, la gonfle arrive rapidement aux abords de la surface saint-joryenne et lorsque ça ne fonctionne pas, les "locaux" jouent dans la profondeur pour leur véloce n°9.
Mais dans ce premier acte, si la défense saint-joryenne est parfois brouillonne, elle s'en sort toujours favorablement et parvient même quelques fois à repartir proprement de ses bases.
Toutefois, les tentatives d'approches restent inoffensives car Fédou (motivé comme jamais face à son ancienne équipe) n'a pas suffisamment de solutions pour aller au bout de ses action, Méconté n'est pas servi dans le bon tempo pour se mettre en position alors que Birabet tente de loin mais de manière imprécise.
Finalement, l'action la plus dangereuse à mettre à l'actif des saint-joryens sera cette frappe de 40m de Pavageau sur laquelle le portier adverse devra s'employer pour la sortir de la lucarne.
Sur le corner qui suivra, Abrate sera à la réception mais sa tête passera au-dessus du but.
La pause est alors atteinte sur ce score nul et vierge (0-0), mais on sent un peu de fébrilité dans les rangs Rougébleus, comme si le moindre petit début de boulette serait fatal...

Lorsque les joueurs reviennent sur le terrain pour la reprise, le ciel est bas et gris, la pluie continue son ouvrage de sape et tandis qu'on allume les projecteurs du stade, les lumières se sont éteintes dans les rangs Rougébleus...
Un coup-franc de Bougel à l'entrée de la surface dés la reprise (46e) donnera l'illusion que St-Jory est reparti pied au plancher. Mais quatre minutes plus tard, ce sont bien les "locaux" qui trouveront l'ouverture consécutive à une multiplication de mauvaises passes et sur laquelle Buzeau ne pouvait rien (1-0, 50e).
Le coup est rude et il n'en fallait pas plus pour entamer un moral déjà à rude épreuve chez les saint-joryens, eux qui ont toutes les peines du monde à exister sur le plan offensif.
Il faut dire que la sortie sur blessure d'Abrate juste avant la pause a ôté le peu de sérénnité qui existait dans la défense de l'ESE et avec le recul, son absence a pesé lourd sur ce deuxième acte.
Pourtant, St-Jory ne sombre pas immédiatemment et tente de repartir de l'avant. Mais la confiance se délite, les transmissions sont de plus en plus imprécises si bien que le ballon revient inéxorablement dans les pieds des joueurs du Girou qui se montrent, de plus, beaucoup plus accrocheurs, agressifs et présents dans l'envie.
Et alors que St-Jory retrouvait doucement ses esprits, une énième mauvaise transmission dans la surface Rougébleue se transforma en passe décisive pour l'adversaire qui crucifia Buzeau pour le second but (2-0, 64e).
Ce fut le point de départ de 10 minutes de calvaire pour les saint-joryens qui encaisseront deux autres buts (70e et 75e) pour offrir un avantage de quatre longueurs aux "locaux".
Autant dire que le match est plié, le Girou joue en roue libre et ne semble même pas forcer pour mettre en difficulté des saint-joryens étonnament impavides dans cette seconde période.
Un léger sursaut d'orgueil se fera sentir lorsque Méconté se retrouva seul face au but presque vide. Mais, hésitant trop entre la frappe ou le dribble, il s'emmela les pinceaux et laissa ainsi le temps au portier adverse de revenir anéantir cette occase de réduire la marque (81e).
A la réception d'un bon coup-franc de Bougel, Lancien s'essaiera également de la tête, mais cette dernière passera à côté des buts giroussiens (85e).

Non, vraiment, c'était un triste dimanche après-midi de décembre qui s'est joué du côté de Pibrac et les saint-joryens vont devoir mettre un coup de collier en 2019 pour ne pas définitivement sombrer....
Comme l'a dit Captain Doudoux au sortir des vestiaires "on a peut être un peu trop le melon après deux montées d'affilée"...à méditer pendant les fêtes !

L'avis du Coach Mouret :
" Encore une déception !
Malgré un groupe consistant et après une première période intéressante avec quelques belles séquences et sorties de balles de qualité, nous sommes passés totalement à côté du deuxième acte !
A la suite du premier but encaissé, trop rapidement en début de seconde mi-temps, nous nous sommes totalement effondrés. Cela témoigne de notre fragilité mentale actuelle.
La solidarité, l'envie, l'abnégation, le don de soin pour le collègue...autant de valeurs qui étaient nos qualités les saisons passés, sont maintenant devenues des faiblesses.
Je déplore le manque de réaction, de sursaut d'orgueil, de rébellion de tout un groupe apathique dès que nous sommes en difficulté !!!
Sûrement à moi la faute qui voulait un projet de jeu ambitieux à base de possession de balle au détriment de l'impact athlétique ??? Possible...
Est ce que chacun se donne les moyens de réussir ? Pas sûr non plus...
Je vais réfléchir à pas mal de choses pendant cette trêve car ce n'est pas normal de perdre à ce point notre identité. "


La moyenne d'âge :
27,42 ans pour ce qui est la 5e équipe la plus jeune depuis le début de saison.